^Haut de page

mod

Acte 2 : Faire table rase

Quelles que soient les opinions : politiques, sociales ou religieuses, il y a toujours des passionnés et des extrémistes.
Iconoclastes2Paul de Candre, curé de Quesnoy affirme qu'il est menacé, il pense qu'il n'y a plus besoin de curé dans la commune "tant il y a de paroissiens corrompus et dégoûtés du service divin". Si les autorités n'y mettent pas bon ordre, il quittera sa cure. On menace de jeter les curés de Verlinghem et de Wambrechies dans la rivière.
Pierre Hazart est arrêté pour être banni mais un faux bruit court que ceux de Comines, Quesnoy, Warneton, Deûlémont se rassemblent pour le délivrer.

Après un essai de concorde entre la gouvernante des Pays-Bas et les Gueux de nouvelles hostilités surviennent.
Un serrurier nommé Cornille particulièrement excité, autoproclamé ministre et son groupe de disciples adeptes de la nouvelle religion ou du moins ennemi de la religion catholique, sévissaient déjà dans la région y affichant des placards, menaçant les pratiquants mais surtout leur clergé dans un premier temps. Puis le ton monte et ils commencent à biser les statues des saints qui, selon eux, détournent de Dieu, les croix et calvaire également car on ne peut représenter Dieu. On les accuse de "faire leurs nécessités" dans les fonds baptismaux. Ils déchirent les livres, détruisent les ornements sous prétexte de revenir à une religion simple mais aussi s'attaquent aux biens des personnes sans aucun lien avec la pratique religieuse : il faut bien vivre ! 

En 1556 le groupe s'installe à Quesnoy. Il sera défait par Maximilien Vilain de Gand, gouverneur de Lille (La petite-fille de ce dernier épousera la marquis de Quesnoy). Ces Geux venaient de la région d'Hondschoote et descendaient vers la pays de l'Alleu, Lille puis Tournai. Ils voulaient prendre la ville de Lille où ils avaient des sympathisants, ils n'y parvinrent pas.
A Quesnoy on trouvait aussi à l'époque un prêcheur, thaumaturge et exorciste nommé Delannoy, un Quesnoysien donc que la population finie par dénoncer avec ses acolytes à la Gouvernance de Lille comme escrocs.

ChateauQsDCroyOn retrouve en 1579 Lanoue dit Bras-de-Fer, commandant des troupes françaises des Malcontents. Ainsi nommés parce qu'en révolte contre les autorités. Il s'empare avec quarante hommes du château de Quesnoy gardé par seulement sept hommes. Ils s'y installent1. Le duc de Mansfeld est obligé de tirer du canon contre le château pour les déloger après une longue résistance. Certains des rebelles sont ensuite pendus. Le château, l'église et une partie du village sont endommagés par le feu.



A droite : Le château de Quesnoy après la reconstruction (vers 1603)


1 A.D.59 - B 1632 f°106
Copyright © 2015 Doyenné Lys et Deûle  tous droits réservés.

Conformément à la législation européenne nous vous indiquons que nous utilisons des cookies. nous n'en gardons aucune trâce.