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Statistiques

Une analyse des chiffres des baptêmes, premières communions, mariages et sépultures dans la paroisse depuis 20 ans.


BAPTEMES
Année Nais. France Baptême -1 an de 1 à 6 ans de 7 à 12 ans au-delà Total
1996 734338 96 17     113
1997 726768 87 15 5   107
1998 738080 53 13     66
1999 744791 52 17 1 1 71
2000 774782 62 14 4   80
2001 770945 66 16 1   83
2002 761630 64 4 1   69
2003 761464 47 16 4   67
2004 767816 49 21 6   76
2005 774355 85 21 8   114
2006 796896 73 37 11   121
2007 785985 62 33 7   102
2008 796044 47 18 1   66
2009 793420 72 9     81
2010 802224 50 16     66
2011 792996 50 40 4 2 96
2012 790290 46 27 5   78
2013 781621 41 15 4   60
2014 781167 37 30 4   71
2015 762000 34 32 1   67
2016 745100 37 32 2   71
  Moyenne 58 21 3   82

PREMIERES COMMUNIONS, MARIAGES ET SEPULTURES

Année Nais. France 10 ans avant 1ères com. Mariages Sépultures
1996 778468 138 43 69
1997 767828 114 35 82
1998 771268 65 19 87
1999 765473 75 29 77
2000 762407 62 20 49
2001 759056 61 18 72
2002 743658 53 15 44
2003 711610 53 17 74
2004 710993 40 15 60
2005 729609 70 25 72
2006 734338 58 34 87
2007 726768 39 24 56
2008 738080 81 14 73
2009 744791 70 24 76
2010 774782 67 29 70
2011 770945 70 15 66
2012 761630 49 21 72
2013 761464 47 12 79
2014 767816 55 23 77
2015 774355 33 18 68
2016 796896 46 11 57
  Moyenne 64 22 70

PARALLELE ENTRE LES NAISSANCES ET LES 1ERES COMMUNIONS

Baptême en 1996 96 58 2006 Communion
  1997 87 39 2007  
  1998 53 81 2008  
  1999 52 70 2009  
  2000 62 67 2010  
  2001 66 70 2011  
  2002 64 49 2012  
  2003 47 47 2013  
  2004 49 55 2014  
  2005 85 33 2015  
  2006 73 46 2016  



Tentative d'analyse des chiffres
Il paraît qu'on peu faire dire ce qu'on veut aux chiffres. Tentons déjà de voir ce qu'ils ne disent pas.


Que ne peut-on pas en déduire ?

Parallèles entre civil et religieux
Il est très difficile de faire un parallèle entre les chiffres des naissances, mariages et décès civils et ceux des baptêmes, mariages et funérailles chrétiens ne serait-ce que parce que notre société est multicultuelle. Si nous regardons le nombre de naissances en France et celui des baptêmes, on s'aperçoit qu'il n'y a pas de "vase communicant" entre les deux. De fait, la partie de la population qui est encore la plus productive d'enfants est de confession musulmane. Il n'y aura donc très probablement pas pour ces enfants de sacrement catholique du baptême, c'est simplement logique.

J'ai toutefois indiqué le nombre d'enfants nés en France chaque année parce qu'à défaut de pouvoir faire un rapport exact entre les naissances et les baptêmes, il donne un ordre d'idée.

Un rapprochement entre les mariages (et P.A.C.S.) civils et religieux ne peut pas être non plus envisagé puisque les conditions d'accès à l'un et l'autre sont très différentes. Le mariage catholique ne se vit qu'une fois (sauf veuvage), le mariage civil n'a pas de limite au nombre de fois où il peut se célébrer.

Au passage remarquons qu'on ne peut pas déduire de l'augmentation éventuelle des mariages constatée par l'I.N.S.E.E. chaque année que de plus en plus de couples se marient puisqu'il peut s'agir des mêmes personnes mariées les années précédentes formant un nouveau couple, ou passant du P.A.C.S. au mariage civil. De même la diminution de ce chiffre des données civiles est à interpréter avec prudence puisqu'il peut aussi indiquer que les couples déjà mariés sont fidèles plus longtemps et donc n'ont pas besoin de se remarier.

En ce qui concerne les funérailles le rapprochement entre civil et religieux est également délicat. Bien sûr il y a les convictions personnelles du défunt ou de la famille qui rejettent le passage par l'église (c'est assez marginal) mais il y a surtout le pluricultualisme (et non pas pluriculturalisme) qui joue là aussi son rôle, allié à l'absence de croyance ou le refus d'appartenance à une confession religieuse en particulier.

Des religions
Par ailleurs tous les Chrétiens ne sont pas catholiques. D'autres Eglises chrétiennes pourront accueillir ceux qui, vivant sur le territoire paroissial, se reconnaissent membres de celles-ci.

Fluctuations et évolutions
Dans le tableau ci-dessus j'ai indiqué le nombre de premières communions avec, en face, le nombre de baptêmes dix ans auparavant (l'âge traditionnel des enfants lors de leur première communion). Ce tableau ne tient pas compte de deux évolutions majeures de ces dernières décennies, voire de ces dernières années. La première est la mobilité des familles : on vit de moins en moins les étapes en Eglise là où on a été baptisé. La deuxième est que les premières communions n'ont plus systématiquement lieu lors de la dixième année de l'enfant mais lorsqu'il a reçu une éducation à la foi suffisante et qu'il se sent prêt. Cette dernière situation reste encore marginale mais s'amplifiera.

Autre élément important à prendre en compte : la modification des manières de vivre des Français. On se marie moins jeune. Dans un cas sur trois, lors du mariage religieux, le couple a déjà un enfant (voire plus). Il est important de le savoir lorsqu'on tente d'analyser des statistiques parce qu'on pourrait déduire d'une diminution du chiffre des mariages que la fréquentation du sacrement est en baisse alors qu'elle n'est que retardée. Il peut donc y avoir une baisse entre ceux qui se sont mariés à un âge "classique" et les autres qui se marient plus tard. Ce n'est pas qu'une génération demande moins le sacrement, c'est juste qu'elle le demande plus tard.

Méfions-nous toutefois des généralisations. Il n'y a pas eut tout d'un coup une génération qui a décidée de se marier plus tard. Le passage de l'une à l'autre manière de faire est progressif et non excluant puisque certains débutent toujours leur vie de couple (et surtout de futurs parents) par le sacrement de mariage. Le "glissement" n'est donc ni inéluctable ni général.

Logique
Il n'y en a pas vraiment. Pour s'en persuader il suffit de regarder le total des baptêmes par année. Les périodes 1996-1997 puis 2005-2007 totalisent chacune plus de 100 baptêmes. Qui y trouvera une logique ? Une mystérieuse envie décennale ? Ca n'a pourtant pas fonctionné en 2015-2016...
Du coup la moyenne générale des baptêmes est impactée par ces fluctuations importantes. Nous sommes actuellement en dessous de la moyenne et pourtant ça n'a rien de neuf, c'était déjà le cas il y a plus de dix ans.



Statistiques2
Que peut-on en dire ?

Les baptêmes
Globalement on peut remarquer que le nombre d'enfants baptisés au-delà d'un an est en augmentation depuis suffisamment longtemps pour que ce soit significatif. On peut expliquer cela de différentes manières. Il ne s'agit souvent pas d'un choix réel. Il ne s'agit pas de laisser le choix à l'enfant puisqu'à deux mois ou à deux ans il ne sera pas plus en capacité de choisir. Généralement ce sont les conditions financières ou la vie chaotique des familles qui sont les raisons des baptêmes plus tardifs. C'est ce qu'elles évoquent le plus souvent spontanément lors de l'inscription au baptême. Le baptême du dernier né est parfois l'occasion du baptême des aînés.

Une autre raison à cet âge plus avancé des enfants est la difficulté de croiser l'agenda paroissial avec celui des parents (certains travaillent le weekend) et celui des familles invitées, des parrain-marraines parfois au loin (qui, du coup, auront bien du mal à remplir leur rôle d'accompagnant de l'enfant).

L'évolution à la baisse du nombre de baptêmes de petits enfants ne signifie pas forcément que les parents préfèrent laisser le choix à ceux-ci, puisque le nombre de baptisés adultes reste marginal. Ceci dit les enfants repris dans l'étude sont encore un peu jeunes pour faire ce choix et donc n'apparaissent pas dans ceux qui ont déjà demandé le baptême de leur propre initiative. Par ailleurs, puisqu'il y a choix, il y a l'option de ne pas se faire baptiser adulte qui est à prendre en compte, forcément.

Les mariages
Il y a une légère baisse du nombre des mariages. C'est surtout la différence d'une année sur l'autre qui marque les esprits (11 en 2016, 20 prévus en 2017). Un mariage coûte cher et des circonstances économiques incertaines incitent à attendre quelle que soit l'envie de le vivre. Parfois des couples inscrits nous recontactent pour dire qu'ils reculent la date parce que, tous comptes faits, ils n'auront pas les moyens de vivre de manière suffisamment festive ce moment. On peut d'ailleurs relier cette charge financière importante au fait que les familles sont, aujourd'hui, souvent très dispersées et que leur rassemblement exceptionnel (et du coup d'autant plus souhaité) engendre un coût non négligeable de part et d'autre.

On peut aussi faire remarquer qu'il suffit que l'un des fiancés ait déjà été marié religieusement et soit divorcé pour que le nouveau couple ne puisse pas demander un mariage religieux. Ce cas de figure est de plus en plus fréquent.

Les funérailles
Le nombre de funérailles est, par nature, fluctuant. On remarquera que les canicules de 1998 et 2006 ont été ressenties dans la paroisse comme ailleurs en France. Une étude de l'âge des défunts pourrait nous en apprendre davantage.
 
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