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Sur les pas de Jean-Paul II

En partant sur les pas de Jean-Paul II, c’est aussi le vécu du peuple au sein duquel il a grandi que les pèlerins de Notre-Dame des Sources et de la Trinité Lys et Deûle devaient découvrir.

Dès la visite à Varsovie de l’ultime paroisse du Père Popieluszko, la vue des prie-Dieu, des lampes et des fleurs devant sa tombe ainsi que d’exvotos poignants nous disait toute la vénération de nos contemporains pour ce petit prêtre qui a osé braver un régime totalitaire au péril de sa vie. Lors des «messes pour la patrie» qu’il n’hésitait pas à célébrer au moins une fois par mois devant des milliers de personnes, il faisait de «La croix, … une porte», autrement dit, un chemin vers la liberté. Pour beaucoup d’entre nous ce fut l’occasion de comprendre le rôle majeur joué par l’Eglise aussi bien durant ces années de République Populaire (1952-1989) que durant les 123 ans (1795-1918) où la Pologne, partagée entre Russie, Prusse et Autriche, a été rayée de la carte.

A ce peuple éprouvé, l’Eglise a offert un ciment. Même l’icône de la Vierge Noire de Czestochowa avec ses « balafres » sur la joue droite donne le sentiment d’avoir participé à la lutte. D’ailleurs, c’est après le siège par les Suédois de ce lieu de culte (Jasna Gora ou la montagne de lumière) que la Pologne fut consacrée à «Notre-Dame de Jasna Góra». Le sanctuaire est non seulement le cœur religieux du pays, mais il permet aux Polonais de se savoir enfants d'une même patrie. Ce qui n’enlève rien à l’intense ferveur de ces pèlerins de tous âges qui se pressent dans la chapelle de la Vierge noire et prient debout ou à genoux, à même le carrelage, dans une atmosphère de pieuse vénération.

La place de la Vierge dans la foi chrétienne des Polonais est primordiale. Aussi au lendemain des funérailles de son épouse le lieutenant Wojtyla, père du futur Jean-Paul II, emmena-t-il ses fils prier au sanctuaire de la Vierge à Kalwaria Zebrzydowska. «Voici votre nouvelle maman», leur aurait-il dit. Karol Wojtyla a alors 9 ans, mais par la suite dans les moments importants de sa vie ou de son Eglise il devait souvent revenir à Kalwaria demander la médiation de la Sainte Vierge, comme il devait à l’instar de sœur Faustine dont nous espérons vous parler bientôt dans ces mêmes pages implorer la Miséricorde Divine.


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Auschwitz fut notre dernière étape. Que dire ?
L’émotion qui submerge. L’horreur. La nausée. La révolte. L’incompréhension.
Le passage devant la cellule de Maximilien Kolbe, moine franciscain qui a péri pour avoir pris la place d’un père de famille condamné à mort et que Jean-Paul II a béatifié, fut bien la seule étincelle d’espoir dans ce temps de mémoire.

Toutes nos visites avaient un lien avec la vie et l’œuvre de Jean-Paul II et notre guide polonaise a toujours su les replacer dans leur contexte historique, mais c’est au Père Lemahieu que nous devons d’avoir découvert, au fil des lectures, homélie après homélie, la spiritualité du Saint Père et entrevu sa mystique propre. Faut-il préciser que cette belle expérience spirituelle n’a été possible que grâce à une logistique mûrement réfléchie et méticuleusement suivie.

Merci, Monika, merci, Dominique, merci, Geneviève.
Des pèlerins heureux.

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