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Ca s'est passé

Rencontre avec nos évêques

Le mercredi 30 mars, en l’église Saint-Vaast d’Armentières, nos évêques ont rencontré les paroissiens du doyenné Lys-et-Deûle afin de repérer les intuitions du synode provincial qui sont déjà en œuvre dans les paroisses…

Les germes du Synode Lille-Arras-Cambrai


Introduits par le père Maurin Vanmeenen, doyen de Lys-et-Deûle, plusieurs intervenants ont présenté ce qu’ils pouvaient observer dans le cadre de leur mission ou de leur parcours de foi.

Marie-Brigitte et l’abbé Louis, prêtre étudiant du Burundi, vivent concrètement l’une des propositions du synode : la désignation d’un coordinateur paroissial, homme ou femme, lorsque le curé ne peut pas être présent de façon régulière.
Marie-Brigitte a été nommée coordinatrice paroissiale à la Chapelle d’Armentières après le départ du curé. Elle a un rôle d’organisateur tandis que le père Louis est là en tant que prêtre. « Nous essayons d’être des bâtisseurs de liens entre les services, explique-t-elle. La présence de l’abbé rassure les chrétiens. Il est très attentif aux demandes des personnes et des services ». Ils sont accompagnés par le doyen, qui les aide à faire des choix pour la paroisse.
« Je suis en train de découvrir qu’une paroisse peut fonctionner sans curé, confie l’abbé Louis. Les chrétiens laïcs ont des dons diversifiés qui peuvent servir à l’édification de l’Eglise d’aujourd’hui et de demain ».

Des laïcs qui vivent et partagent leur foi

RencDufourStéphanie, maman de deux enfants, vient d’être baptisée à l’âge de 33 ans, après un parcours de catéchuménat. «Mon baptême est le départ d’une nouvelle vie», témoigne-t-elle. 
 
Anne-Sophie, maman de quatre enfants, a reçu récemment le sacrement de confirmation. «Je suis née une nouvelle fois, dans l’Esprit Saint. Je sens un élan qui me pousse à suivre le Christ».
 
Céline et Sylvie font partie d’une équipe de préparation au baptême. «Nous réfléchissons avec les parents et les aidons concrètement à préparer la célébration. Il s’agit pour nous de partager les fondements de notre foi et de montrer une église accueillante. Nous avons la conviction que l’Esprit Saint est bien présent».

 

RencDevulderMariés depuis 13 ans et parents de deux enfants, Anne et Nicolas font partie de l’équipe de préparation au mariage qui comporte cinq couples et un prêtre accompagnateur. La préparation a lieu un dimanche toute la journée avec plusieurs couples de fiancés. «Nous avons le désir de témoigner que le mariage est une aventure qui vaut le coup. Nous veillons à ne pas porter de jugement sur leur vie, à les écouter et les aider à avancer. Ils découvrent une église aimante, accueillante et ouverte.»

RencBolinAgnès accompagne les familles en deuil. «Par notre accueil, notre écoute, nous essayons de créer un climat de confiance. L’Esprit Saint nous accompagne et nous en avons besoin. Nous essayons de donner le meilleur de nous-mêmes.»

Maurice est diacre dans le monde de la santé et aumônier de la Maison Jean XXIII, qui accueille notamment des personnes en soins palliatifs. «Ce n’est pas triste. Les gens ont envie de parler aussi de leurs joies, de leurs enfants... On est là également pour les familles et le personnel.»

Qu’allons nous faire dans l’avenir ?

A la suite de ces témoignages, Mgr Laurent Ulrich a rappelé la démarche du Synode Lille-Arras Cambrai.
Une enquête a d’abord été diffusée auprès des habitants de la région : elle a recueilli 10 000 réponses pour 150 000 questionnaires lancés. 4000 enfants ont aussi été interrogés.
Quatre assemblées réunissant 190 baptisés confirmés (laïcs, religieux, religieuses, diacres et prêtres) se sont ensuite tenues à Merville entre décembre 2013 et février 2015. Elles ont débouché sur les actes du concile provincial, publiés en septembre 2015. Ceux-ci apportent des réponses à la question : «Qu’allons-nous faire dans l’avenir avec moins de prêtres et pas forcément plus d’animateurs laïcs ?»

RencUlrichEn s’appuyant sur les témoignages de la soirée, l’évêque a relevé plusieurs points :
- Nous pouvons être des facteurs de liens, de communion.
- Chacun est à l’écoute des autres et tous ensemble sont à l’écoute de l’Esprit Saint.
- Il nous faut apprendre à sortir de nous-mêmes en allant au devant des gens, en les accueillant, en les écoutant.
- La mission, nous essayons de la vivre à l’égard des gens les plus fragiles, en proximité avec les jeunes.
- La communion, c’est la vocation de nos communautés chrétiennes. Nous ne pouvons pas laisser les communautés se diviser. La célébration du dimanche est un lieu où s’expérimente la communion reçue du Christ lui-même.
- Chacun doit se sentir appelé à faire quelque chose

Après avoir répondu aux questions des participants, Mgr Ulrich a conclu :
«Ce que nous sommes en train de fonder, ou refonder, est un travail de terrain qui donnera des fruits dans les dix, vingt ans qui viennent. Il faut en être conscient et ne pas avoir peur de cela. Le Seigneur a du temps et cela demande d’être poussés par l’Esprit Saint.»

 
Florence Tybou

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